Européens : inégaux devant la crise !
2 octobre 2009 Benoît Tranzer
La crise est globale, cela nous a été tellement rabattu depuis des mois et des mois que l’on en a presque oublié les différences entre les populations.
Et c’est précisément cette différence que nous avons soulevée dans une étude paneuropéenne réalisée dans 11 pays et menée via IDEABLOG™. Cette étude montre très clairement que de très grandes disparités subsistent d’un pays à un autre face à la crise et que, si nous sommes tous concernés, nous le vivons très différemment.
Les stratégies d’adaptation des consommateurs sont ainsi très variables et les conséquences pour les Marques itou !
D’un coté, on trouve des pays comme la Pologne ou la Turquie déjà tournés vers le futur (on pourrait résumer l’état d’esprit des consommateurs par une phrase du type « aujourd’hui c’est déjà demain ») qui considèrent que la récession est une opportunité d’investissement et de changements de vie…
De l’autre des pays, on voit des pays comme l’Italie ou le Portugal, totalement déstabilisés, qui se posent des questions profondes sur leur système social et économique, leur identité ou leurs valeurs. Gageons que dans ces cas la sortie de crise risque d’être longue et douloureuse.
La France, régime d’exception oblige
, se distingue par une capacité d’adaptation forte à la crise (cf article sur LSA.fr. Qu’est-ce à dire ? Les Français revisitent leurs priorités et leurs stratégies de choix de Marques en temps difficiles. Ils calquent leurs comportements sur des stratégies déjà en place depuis de nombreuses années (début 2002 notamment lors du passage à l’euro) et s’organisent autour d’un recentrage familial, d’une consommation nostalgique ou opportuniste.
Ainsi, les questions que se posent les consommateurs lors du choix des Marques sont les suivantes :
- cette marque m’aide-t-elle à maintenir mon niveau de vie ?
- à couvrir mes besoins à un coût optimal ?
- à me conforter dans mes principes moraux ?
- à démontrer mon affection envers ma famille ou mes amis ?
- à m’apporter réellement quelque chose de plus ?
- ou bien à contribuer au bien-être de la communauté ?
Les Marques qui sauront tirer avantage de la crise seront donc celles qui répondent à ces préoccupations.
Les détails de l’étude ci-dessous :
Classé dans : Etude





5 commentaires Laisser un commentaire
1.
jeremy dumont | 2 octobre 2009 à 18 h 05 min
j’ai été décu par la conclusion.
je me suis dis « tout ca pour ca ».
evitons de faire des études pour faire des études.
les clients obtiennent quoi au final ?
de la connaissance,…oui…de l’intelligence….oui…mais il faudrait aussi leur donner des axes de developpement !
2.
Benoît Tranzer | 2 octobre 2009 à 18 h 40 min
Les axes de développement et les recommandations sont naturellement réservées aux clients …en face to face d’abord parce que chaque Marque se trouve dans une situation particulière et que la recommandation que l’on ferait pour McDo ne serait pas la même de celle que l’on pourrait faire pour Nivéa et aussi parce que nous ne vivons pas d’amour et d’eau fraîche…uniquement !
3. Les Marques à la loupe, &hellip | 14 octobre 2009 à 15 h 12 min
[...] avions commencé à déflorer le sujet lors d’un précédent billet sur les attitudes des consommateurs européens face à la crise : cette étude paneuropéenne a [...]
4. Les Marques à la loupe, &hellip | 3 novembre 2009 à 18 h 44 min
[...] Benoît aura le plaisir de traiter la question “Ce que la crise change pour le consommateur” (sujet que nous avons déjà commencé à aborder sur Les Marques à la [...]
5. Les Marques à la loupe, &hellip | 20 novembre 2009 à 18 h 21 min
[...] avions déjà commencer à aborder le sujet de la crise sur Les Marques à la loupe il y a quelques temps. Puisqu’il est toujours bien [...]
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